La Ladrerie locale par M.Lebrun

Publié le par Thierry

Quoique d'habiles vétérinaires, d'après lesquels nous avons donné les détails précédents sur la ladrerie, considèrent ce mal comme une cachexie, une affection morbifique générale, et que M. Huzard, de l'Institut, partage cette opinion, je crois devoir indiquer les conseils que donnent beaucoup d'agronomes et de cultivateurs pour guérir cette maladie, qu'ils regardent comme locale; aussi bien, ces conseils ne peuvent nuire en aucune façon; mais il est important de ne pas se borner à les observer seulement, et à ne traiter que l'extérieur du porc en négligeant le régime convenable.
Le porc est attaqué de ce mal quand ses oreilles se penchent, qu'il est triste, que sa queue s'allonge, et n'est plus recourbée sur le dos. Il a alors sous la langue un petit grain blanc, qu'il faût frotter avec des orties jusqu'à ce qu'on l'ait extirpé. On le bassine en même temps avec du vinaigre, dans lequel on a fait fondre du sel et infuser de la sauge; il faut aussi faire manger au cochon de la grande chicorée, et des orties hachées, mêlées avec des caillées de lait, et toujours avec du sel. On regarde le sel, mêlé au reste de la nourriture journalière, comme un préservatif contre la ladrerie. Dès qu'on remarque les symptômes de cette maladie chez l'animal, on l'isole, car elle est contagieuse. Quand les grains sont nombreux, la ladrerie est in- terne et générale, comme nous l'avons dit précédemment.

Publié dans Culture de la cuisine

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